Association de protection de l'environnement à la Réunion

La Réunion, une île d’exception

L’Ile de la Réunion est une île à la biodiversité exceptionnelle reconnue mondialement. Elle figure parmi les 25 hots spots remarquables de la biodiversité mondiale et a été inscrite au patrimoine mondial par l’UNESCO. Elle héberge de nombreuses espèces végétales et animales endémiques et protégées.

La Réunion est donc une île unique en son genre et nous devons nous assurer que les projets mis en œuvre, quels qu’ils soient, respectent notre environnement et la réglementation. Or le projet de nouvelle route du littoral va perturber, endommager et/ou détruire des espèces protégées et leurs habitats naturels mais aura également un impact sur tous les chantiers futurs.

L’Etat en faute

Dès le départ (2011), l’Etat (donc le préfet) sait pertinemment que le projet de Nouvelle Route du Littoral, tel qu’il est présenté, en « viaduc + digue », ne répond pas aux exigences environnementales nationales mais également européennes.

L’Etat a pourtant décidé d’accorder les autorisations nécessaires à la construction de la Nouvelle Route du Littoral malgré les multiples recommandations des scientifiques à la Réunion et du Conseil National pour la Protection de la Nature (CNPN). Nous avons donc décidé d’attaquer l’Etat pour non-respect des règles environnementales (mises en place par l’Etat lui-même) mais également pour s’être joué de la Région Réunion en lui faisant croire que le projet tel que présenté aujourd’hui était réalisable.

C’est pourquoi,  en plus du recours sur la loi sur l’eau déposé le 16 décembre 2013, nous avons estimé nécessaire de déposer, le 14 février 2014, un recours auprès du tribunal administratif contre les arrêtés de dérogation au titre des espèces protégées.

Ces dérogations vont favoriser  la détérioration voire la destruction d’espèces protégées. Elles devaient répondre à deux conditions prévues à l’article L. 411-2 du code de l’environnement applicable à tous citoyens et raison de plus à l’Etat. Cet article dit que :

-          Il ne doit pas exister de solution alternative satisfaisante

-          Les espèces protégées doivent être maintenues dans un bon état de conservation

 

Des espèces protégées menacées : la baleine à bosse et le grand dauphin

La baleine à bosse et le grand dauphin de l’Indo pacifique sont deux espèces protégées bien connues de nos côtes  et particulièrement appréciées des réunionnais autant que des touristes pour la beauté du spectacle qu’ils nous offrent. Ces deux espèces, et bien d’autres encore, sont menacées par le projet.

Pourquoi la Région Réunion encouragerait-t-elle et financerait-t-elle une route écotouristique de la baleine (facteur important pour le développement touristique de la Réunion),  alors que la Nouvelle Route du Littoral la mettrait fortement en péril ? Posons-nous la question.

En effet toutes les instances scientifiques reconnues au niveau national (Conseil National pour la Protection de la Nature) et au niveau régional (Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel de la Réunion) affirment qu’il existe un risque réel pour la conservation des espèces impactées par le projet et que le tout viaduc permettrait de réduire considérablement ce risque.

 

La solution existe : le tout viaduc de Saint Denis à La Possession

Ainsi toutes les instances consultées dans le cadre du projet l’ont dit et répété, depuis 2011 jusqu’à aujourd’hui, il existe une solution alternative plus satisfaisante du point de vue de l’environnement : le TOUT VIADUC.

La Région Réunion ne peut ignorer ce fait puisque la SREPEN RNE  lui a rappelé personnellement lors d’une rencontre à la Pyramide inversée le 19 août 2013 (suite à propre demande en date du 2 août 2013). Lors de cet échange, nous lui avons à nouveau affirmé notre soutien au projet de Nouvelle Route du Littoral, mais dans sa version TOUT VIADUC.

La SREPEN RNE défend donc le projet de Nouvelle Route du Littoral mais nous demandons une  version la plus respectueuse de notre environnement.

 

La version tout viaduc : un coût raisonnable

Le principal argument opposé au tout viaduc est son coût. Certes, cette variante coûterait un peu plus cher mais ce surcoût est à relativiser. Nous parlons ici d’un projet d’une durée de vie de 50 ans et son coût se doit d’être regardé dans cette perspective. De plus, il ne faut pas oublier que la perte de notre biodiversité, elle, sera irréversible : rien ni personne ne pourra la remplacer. Le coût de la biodiversité – ou de la perte de la biodiversité – n’a jamais été clairement évalué mais il existe et il est élevé.

Souhaitons-nous réellement prendre le risque de voir certaines espèces, telles que les baleines à bosse ou les dauphins se faire de plus en plus rare voire disparaître à cause d’un projet routier ?

En faisant un effort d’investissement un peu plus important sur quelques années par l’étalement  du surcoût qui ne représente que 7,5%, la Région Réunion offrirait la possibilité à la population de jouir à la fois d’une nouvelle route du littoral et d’un environnement unique au monde.

 

Des matériaux et des emplois

L’extraction des roches nécessaires au projet tel qu’il est présenté aujourd’hui par la Région Réunion transformera des terres agricoles fertiles et des zones naturelles en carrières.

La version TOUT VIADUC diminuera les besoins en matériaux et laissera du travail pour les autres chantiers (logements sociaux, constructions particulières, etc).

Si certains veulent faire croire que la version tout viaduc se fera au détriment de l’emploi local, nous répondons que cela est FAUX et que, bien au contraire, le BTP disposera des matériaux nécessaires pour tous les autres projets.

Souhaitons-nous réellement que tous les matériaux pour le BTP à la Réunion soient entièrement bloqués pour la Nouvelle Route du Littoral ?

Même si les besoins en matériaux sont diminués dans la version tout viaduc, l’exploitation des carrières nécessitera une main d’œuvre abondante et qualifiée donc de l’emploi.

D’autre part, cette diminution d’utilisation des matériaux évitera une augmentation considérable du prix de ces matériaux qui se répercuteraient sur le pouvoir d’achat des réunionnais.

Le TOUT VIADUC permet donc de concilier la création d’emplois locaux, le maintien des activités du BTP sur du long terme (donc des emplois à long terme) et le maintien du pouvoir d’achat des réunionnais.

 

 

 

Nous localiser

mybrand-map

Ile de la Réunion - Océan Indien

Contactez-nous

Adresse:                                  Téléphone:


30, Rue des deux canons                              0262 28 19 29
97490 Sainte-Clotilde
Ile de la Réunion

Nous écrire:


Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou cliquez ICI